Le Président de la République Me Abdoulaye Wade consacre Diass " ville spécialisée" "LE SOLEIL", Lundi 7 Juillet 2003
Envoyés spéciaux : Mbaye Sarr Diakhaté (texte), Sarakh Diop (Photo)
En inaugurant, hier, l’usine d’eau minérale de Kirène, le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade a fait part de la bonne tenue de l’économie du Sénégal. Pour le premier des citoyens, les investissements que l’APIX a pu obtenir dépassent de loin les plus optimistes prévisions. C’est, dira le Président de la République, un signe de la vitalité de notre économie. Le Chef de l’Etat n’a pas manqué de souligner que la communauté rurale de Diass, grâce aux complexes industriels et touristiques qui s’y développent, va devenir une ville « spécialisée ».
Après une visite de plus d’une heure des installations de l’usine de Kirène, le président de la République a consacré ladite structure un des éléments du « Sénégal qui gagne ». Au delà de ces aspects, le Président de la République a intimé l’ordre aux ministres et à la directrice générale de l’APIX de faire en sorte que les produits locaux soient mis en profit. Le chef de l’Etat compte ainsi arrêter le flux financier de l’importation au profit de l’économie nationale. C’est là, dit le Chef de l’Etat, une œuvre salvatrice pour notre économie et notre monnaie.
Le Président Wade a annoncé, hier, aux populations de Diass, que « par la volonté divine, la localité est promue à un avenir radieux ». Mais « la route peut être longue et sinueuse » a averti le Président de la République. Au terme du dessein que le Chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade nourrit pour la zone, Diass est appelée à devenir un des pôles les plus dynamiques du pays. Le premier jalon sera l’aéroport international, pour lequel le Sénégal a déjà reçu le feu vert de la Banque Mondiale.
Le Président à annoncé que Diass sera une ville nouvelle qui, outre les services administratifs et publics notamment l’administration des Douanes, La Poste, la sécurité, abritera une large gamme d’activités du secteur privé. A titre d’exemple, Me Wade a énuméré l’hôtellerie, la restauration, les services bancaires, en passant par les services auxiliaires du commerce extérieur, les agences de voyages, les compagnies aériennes.
Toutes ces activités qui, par les vertus structurant de l’infrastructure aéroportuaire, seront amenées à se développer et créeront des emplois à forte intensité de revenus, note le Président de la République. La vocation touristique de toute la zone va ainsi se consolider, en même temps que d’autres activités comme l’horticulture par exemple, verront leur environnement considérablement amélioré.
C’est le lieu choisi par le Chef de l’Etat pour annoncer que l’autoroute Dakar-Thiès, déjà approuvée par la Banque Mondiale, est aussi un autre élément qui va favoriser l’émergence de la nouvelle ville. « L’autoroute Dakar-Thiès, et sa bretelle qui, à partir de Diamniadio, va desservir le nouvel aéroport, la zone de Ndiass et, d’une manière générale, l’axe Diamniadio-Kaolack se verront placer dans des conditions inédites pour le développement des industries qui, outre qu’elles contribueront à satisfaire la demande intérieure, constitueront notre force de frappe sur le marché de l’UEMOA », soutient le premier magistrat de la République.
Le président de la République Me Abdoulaye WADE a apporté une clarification à propos des doutes sur la viabilité de ces projets. Il a expliqué que ce n’est pas parce que le projet est agrée qu’il est en place immédiatement, car il y a un délai pour sa mise en œuvre. Le délai de validité de l’agrément est de 2 ans pour les petits projets et de trois ans pour les grands projets.
Le Chef de l’Etat a dit que si l’on considère le portefeuille agréé en 2000, c’est année-ci que l’Etat épuisera la phase de réalisation pour rentrer en service. Grâce à son système d’informations en temps réel, l’APIX évalue à 60% le nombre de projets en cours de réalisation et une enquête récente a montré, selon le président Wade, qu’une centaine de projets approuvés ont effectivement mis leurs produits sur le marché. « Depuis bientôt 2 ans nous assistons à un vigoureux développement des investissements dans notre pays. Si durant les 4 années précédant l’alternance et même sa première année, le montant des investissements agrées se situait à 2 milliards par an, en 2002, l’APIX a agréé 412 milliards de Francs CFA.
Pour les 5 premiers mois de 2003, le niveau des investissements agréés se situe à 255 milliards, soit près de 65% de la performance de l’année dernière », a martelé le Chef de l’Etat. Pour le locataire de l’avenue Léopold Sédar Senghor, « Ceci fait apperçevoir clairement le dynamisme nouveau qui anime la fonction d’investissement ». Me Abdoulaye WADE s’est réjoui de la venue de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) dans notre pays.
Une banque qui va prêter, pour le long terme, à des taux d’intérêts très bas et sans limitation du volume de l’investissement ; « Ce sont de telles révolutions, dans le système de crédit, qui doivent soutenir une économie aussi dynamique que la notre », affirme le docteur d’Etat en économie et ancien doyen de la faculté des sciences économiques de l’Université de Dakar.
Ayant reçu des échos sur l’utilisation des produits locaux dans les hôtels, le président de la république a déclaré que le tourisme n’a d’intérêt et de sens que lorsqu’il crée les conditions d’une expansion de la production nationale des biens et services.
Me WADE a ajouté que depuis 2 ans, notre tissu industriel s’est considérablement enrichi dans le secteur agro alimentaire en particulier. Pour le Président de la République, Me Abdoulaye WADE, « avant de se tourner vers les produits importés, nos hôteliers et restaurateurs devraient d’abord voir comment satisfaire les commandes de leurs clients à partir de nos produits nationaux ».
De l’avis du Chef de l’Etat, c’est l’une des meilleures manières pour les hôteliers et restaurateurs de s’intégrer dans l’effort de développement national. Dans cette optique, le Chef de l’Etat a demandé au Ministre du Commerce, à son collègue de l’industrie et à l’APIX, d’engager, dans les meilleurs délais, une concentration entre les producteurs locaux et les opérateurs du secteur touristique, en vue d’arrêter une stratégie opérationnellle pour accroître la couverture de la demande touristique par la production nationale.
Le Président a par ailleurs indiqué, « Qu’aujourd’hui, notre tableau de bord doit être bâti autour des importations et des exportations.
Il a conseillé à tous les citoyens de s’intéresser à la rubrique des importations, afin de voir là où il y a des possibilités de substitution d’importation par une production locale. C’est que le producteur de l’eau minérale kirène ont fait et réussi à la grande satisfaction du Chef de l’Etat.
Le concepteur et promoteur du NEPAD a ajouté qu’au-delà de l’approvisionnement du marché national, Kirène contribue au rééquilibrage de la balance des paiements et par ricochet de la défense de notre monnaie.
Au cours de la cérémonie d’inauguration, le Président WADE s’est appesanti sur la qualité du produit que les promoteurs du projet ont mis sur le marché. Il a déclaré que ce « réflexe du sérieux et la rigueur professionnelle » dont ils ont fait montre, « constitue un argument de taille dans la lutte que nous devons tous mener contre des conceptions surannées et des préjugés défavorables aux produits locaux et qui fonde la dictature des importations ».
Le Président WADE a encouragé la jeune équipe de Kirène a persister dans cette voie. Il leur a assuré de son soutien et de celui du gouvernement pour l’ensemble de leurs projets futurs. L’usine de Kirène fait partie des modèles à citer, selon le Président de la République, en terme de performances et de délais de réalisation. Me WADE a classé Kirène dans « Le Sénégal qui gagne ». Le promoteur de l’usine d’eau minérale Assane FARES a déclaré que le choix du site de Kirène n’est pas fortuit. Il a indiqué que la localité se situe dans l’épicentre des infrastructures touristiques et hôtelières de la petite côte et jouit d’un important gisement phréatique, l’un des meilleurs du Sénégal.
M.FARES a ajouté que l’importation massive et la cherté de l’eau minérale étaient anachroniques, selon sa vision et ses ambitions pour le sénégal. Il a déclaré qu’aujourd’hui, Kirène a su adapter l’offre au pouvoir d’achat, tout en assurant aux produits une qualité optimale. Assane FARES a révélé qu’ils ont baissé de 40% le prix de la bouteille chez le consommateur. La compétitivité du produit Kirène a aussi ouvert les chemins de l’exportation vers la sous région.
Assane FARES a annoncé qu’il ne compte pas se limiter à l’aspect commercial et de profit. Kirène va mettre à la disposition de l’enfance sénégalaise une gratuité annuelle de 12 000 bouteilles pour une durée de 5 ans.
Créée en septembre 2001 par la famille FARES, des sénégalais d’origine libanaise, l’usine d’eau minérale naturelle Kirène représente un investissement global de plus d’un milliard et demi. Une partie du financement de cette unité industrielle a été acquise grâce au concours d’une banque de la place.
Située dans le village de Kirène (communauté rurale de Diass) qui a donné son nom à l’eau minérale, l’unité industrielle est bâtie sur un périmètre de 40 hectares et emploie un effectif de 40 personnes toutes de nationalité sénégalaise. Kirène détient 60% des parts du marché de l’eau embouteillée au Sénégal et exporte vers les pays de la sous-région.
Dans le souci de sécuriser la qualité du produit, l’outil de production est conforme aux normes européennes d’embouteillage. Kirène a également mis en place une démarche qualité et vise la certification à la norme HACCP (Hazardous Analysis Critical Control Point).
Aujourd’hui, le marché de l’eau minérale au Sénégal est estimé à 8 millions de bouteilles par an. Avant l’avènement de Kirène, l’importation d’eau embouteillée était massive, soit 90% contre une production locale qui était de 10%. A l’heure actuelle, grâce à une technologie de pointe et une capacité de production de 12 millions de bouteilles par an, la tendance a été inversée.
Kirène détient l’essentiel de la production locale estimée à 60% des parts de marché contre 40% à l’importation. L’arrivée de Kirène sur le marché a permis une plus grande accessibilité de l’eau minérale aux sénégalais, avec une baisse des prix de plus de 40%. Ce qui en fait l’eau la moins chère sur le marché Sénégalais.
Dès le 1er octobre 2003, en marge de la bouteille de 0.50 litre et de 1.5 litre, Kirène met en service la bouteille de 5 litres. Celle-ci connaîtra à son tour une baisse substantielle par rapport au prix du litre en vigueur sur le marché. Les promoteurs de Kirène s’inscrivent dans la perspective d’une entreprise citoyenne, au service de la collectivité. Ainsi, Kirène entend mettre au profit de l’enfance une gratuité de 12000 bouteilles d’eau minérale par an.
Les populations de Diass ont signé, hier, un long bail avec le groupe FARES. En dépit d’un temps caniculaire, synonyme d’installation de l’hivernage, les populations de la communauté rurale de Diass qui à pied, qui en charrettes, qui à bord de véhicules, sont venues en masse pour réserver un accueil des plus chaleureux au Président Wade.
Déjà vers 10 heures du matin, l’entrée de l’usine de production d’eau minérale de Kirène était remplie de monde. Les troupes folkloriques de la contrée ont rivalisé de savoir faire et extériorisé toute la richesse du folklore Safène à la grande satisfaction du Président Abdoulaye Wade, de son premier ministre, Idrissa Seck, et de toutes les personnalités présentes. Les populations de la communauté rurale de Diass, notamment celles de Kirène, ont signé depuis longtemps un bail avec le groupe FARES, avec à sa tête Hassan qui ne ménage aucun effort pour favoriser la main d’œuvre locale.
Le chef de village de Diass, visiblement aux anges, et le président du conseil rural, remercient le Bon Dieu de leur avoir offert cette manne dont les effets induits se passent de tout commentaires. Pour être clair, après des fiançailles qui ont débuté en septembre 2001, c’est maintenant le mariage d’amour et de raison entre le groupe Farès et les populations rurales. Les jeunes (garçons et filles) habillés de tee-shirt à l’effigie du Président de la République ont tous scandé « Jéré jëf Gorgui ! Jéré jëf, yalla nga gud fann » (que Dieu vous accorde longue vie)
La réalisation de l’unité industrielle de Kirène, devenue ainsi une réalité, fait partie des grands projets d’intérêt collectif avalisés et soutenus par le gouvernement de l’Alternance. Ceci conformément à la déclaration de politique générale du Premier ministre Idrissa Seck faite devant l’Assemblée Nationale au nom du Chef de l’Etat, Abdoulaye Wade qui a eu l’honneur et le privilège d’inaugurer cette usine.
Hier, les responsabilités de l’entreprise sous la direction de leur directeur général Hassan Farès, ont organisé la cérémonie d’usage et d’accueil du Président de la République, accompagné du Premier ministre, qui a coupé le ruban symbolique consacrant l’inauguration officielle de l’usine d’eau de Kirène.
C’est très tôt dans la matinée d’hier que les populations avaient commencé à occuper les lieux de la cérémonie.
Ces dernières, qui tenaient à reçevoir le Président de tous les Sénégalais, ont répondu à l’appel lancé aussi bien par Alioune Samba Ciss, le député Alioune Badara Bâ que par Mbaye Diagne, respectivement responsable du parti libéral dans le département de Mbour.
Le maire de Mbour avait tenu à faire cette invite en tant que Président du Collectif des élus locaux au plan de l’harmonie et de la convergence qui regroupe les huit présidents des communautés rurales et les quatre maires de communes du département de Mbour. Les hommes et femmes d’affaires et les militants politiques tenaient à manifester, à travers leur présence, leurs pancartes et les banderoles leur reconnaissance et leur satisfaction envers le Président Abdoulaye Wade et le Premier ministre Idrissa Seck.
Ceci pour les performances remarquables réalisées dans presque tous les domaines de la société en un temps record. Ils ont souligné, à travers les banderoles, « la victoire remportée par Idrissa Seck au terme de son voyage aux Etats-Unis et de son passage devant le Comité consultatif, en franc, ou il a réussi à décrocher une enveloppe de 840 milliards de francs ».
Ce fut donc l’apothéose lorsque le Chef de l’Etat fit son apparition vers 10h17 minutes, sous les tonnerres d’applaudissement.
Le Président de la République est accueilli à sa descente de voiture par le Premier ministre ayant à ses cotés le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie et de l’Artisanat, Landing Sané, Aïcha Agne Pouye, ministre du Commerce et des PME, le gouverneur Idrissa Camara à la tête de l’exécutif régional, des membres du Parlement dont Abdoulaye Faye, Alioune Badara Bâ, vice-président de l’Assemblé Nationale, et Awa Diop 2ème questeur.
Au rang des ministres, on notait la présence de Bécaye Diop (Défense), Ousmane Masseck Ndiaye (Tourisme), Maïmouna Sourang Ndir (Développement social), Georges Tendeng (Formation professionnelle), Soukeyna Ndiaye Bâ (Planification) et Ndeye Khady Diop (Case des Tout petits).
Il y avait aussi Ndiouga Sakho, directeur général de la SAPCO, à la tête d’une délégation composée de responsables des travailleurs de l’hôtellerie, des professionnels et des artisans venus témoigner leur affection et leur sympathie au président de la République qui soutient leurs actions. C’est dans le même ordre d’idée que se sont manifestés les notabilités coutumières et religieuses dont le grand Imam Moneim Zein.
C’est sous le rythme des tam-tams et des troupes folkloriques de toutes les ethnies que le chef de l’Etat a fait un bain de foule, saluant les milliers de mains tendues vers sa personne. Il a fallu le redéploiement des gendarmes pour frayer le passage au chef de l’Etat et au Premier ministre. Par moment, le Président de la République donnait l’impression de se sentir chez lui, tant il donnait des signes de satisfaction de voir cette foule nombreuse scander son nom et répéter à souhait ses succès et ceux de son gouvernement.
C’est tout en encourageant le Directeur Général et son personnel, dont l’action s’inscrit dans la promotion économique, industrielle et sociale du Sénégal, que le Président Wade lui a demandé de faire de telle sorte que l’usine ne soit pas un « mort né ». Il a, de ce point de vue, insisté sur la bonne maintenance de cet ouvrage dont l’investissement porte sur près d’un milliard cinq cent millions.
Signalons par ailleurs que le Chef de l’Etat, très sensible au sort réservé aux enfants, a interpellé le ministre de tutelle pour qu’il prenne bonne note et le plus rapidement possible des doléances posées par Ndèye Thérèse Diop.